Plonger dans l’inconnu…

Hier, j’ai fait l’une des choses qui me terrifiait le plus au monde. Je n’en dirai pas plus – je laisse place à votre imagination. Mais cette expérience a changé beaucoup de choses pour moi et je dois dire que la leçon que je retiens est énorme.

Il y avait cette « chose » que je ne souhaitais pas faire, à la fois parce que je voulais pas, mais aussi parce que cela me faisait terriblement peur. Seulement, je suis à un moment de ma vie où j’ai envie de prendre des risques mesurés, de sortir vraiment de ma zone de confort. Première leçon que je retiens : parfois, tout est affaire de timing, de moment où l’on en est dans sa vie.

De plus, j’ai eu le soutien d’une personne importante pour moi, qui m’a apporté conseil et perspective, ce qui m’a poussée à franchir le pas. Je lui ai dit : je pense que sans elle, je ne l’aurais pas fait. Deuxième leçon que je retiens : les gens dont on s’entoure sont clé pour se développer, et parfois on a juste besoin d’un petit coup de pouce minuscule qui va nous amener à sauter le pas.

Enfin, je pense que l’opportunité qui m’était offerte était vraiment « exceptionnelle », et je m’en voulais de passer à côté. Le genre d’opportunité qui ne se présente pas deux fois, et qui peut engendrer peut-être des remords pour un long moment.

Mais je dois l’avouer, prendre la décision de sauter le pas a été très difficile. J’ai remué le problème dans ma tête longtemps, j’ai beaucoup réfléchi, embêté un peu tout le monde, et j’ai fini par écouter mes tripes. Et même si mes raisonnements allaient souvent dans le sens « ne le fais pas », mes tripes me disaient « ce serait quand même génial de le faire ».

Donc une énorme prise de tête, qui me conduisait à imaginer le pire (le pire du pire), à être terrifiée par les conséquences. Le fait qu’il s’agissait d’une décision irréversible me paralysait littéralement. Pourtant, je l’ai fait. Une fois que j’ai décidé de le faire, les doutes n’ont pas cessé. Je n’arrêtais pas de me dire « Et si j’étais en train de faire la plus grande erreur de ma vie ? ». Mais, je n’ai pas reculé…

Le résultat : je suis vraiment heureuse d’avoir franchi le pas. Il n’y a pas eu de conséquences néfastes pour l’instant, et je ne sais pas si j’aurais le même sentiment si c’était le cas. Quoi qu’il en soit, je me rends compte que mes peurs, et mes principes, me paralysent parfois et qu’il faut que j’apprenne à prendre des risques mesurés.

C’est aussi ça, la vie, sortir de sa coquille, petit à petit, se lancer, vivre de nouvelles expériences tellement enrichissantes, découvrir le monde autrement et se laisser surprendre. Et voir que malgré nos angoisses, le monde ne s’effondre pas. C’est une belle leçon pour moi.

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Le pouvoir de l’écriture

Après le pouvoir des mots, le pouvoir de l’écriture. Maupassant est l’un de mes écrivains préférés, et j’ai trouvé récemment cette belle citation, qui reflète l’importance de l’écriture:

« C’est par l’écriture toujours qu’on pénètre le mieux les gens. La parole éblouit et trompe, parce qu’elle est mimée par le visage, parce qu’on la voit sortir des lèvres, et que les lèvres plaisent et que les yeux séduisent. Mais les mots noirs sur le papier blanc, c’est l’âme toute nue.« 
Guy de Maupassant, Notre Coeur

Ecrire encore, écrire toujours. L’écriture a toujours défini mon rapport au monde et a une importance centrale – devrais-je dire vitale ? – dans ma vie. Ecrire pour exprimer ce que l’on ne peut pas dire, pour oublier la dureté du quotidien, pour dialoguer avec ceux qui ne sont plus, pour créer un monde plus humain, pour sublimer le prosaïque, pour laisser une trace…

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Elaborer son kit de survie à la vie

Il y a des jours où ça va, et des jours où ça ne va pas. Et souvent, on ne sait pas trop pourquoi. Parfois, ce sont des événements extérieurs qui viennent perturber notre quotidien et nous font souffrir, mais parfois on se sent mal juste en se levant, sans raison apparente, et c’est encore pire.

Pour les jours où ça ne va pas, nous avons tous nos petites stratégies pour soulager notre souffrance – excès d’alcool, drogues, nourriture pour certains, rester sous la couette sans bouger à pleurer pour d’autres, « binger » des séries romantiques mielleuses, ou appeler un ami proche.


Très tôt, j’ai testé et élaboré des stratégies qui me conviennent pour gérer ces jours où ça ne va pas trop. Je les adapte en fonction de l’intensité et de la profondeur du mal-être car quand la souffrance est profonde, la méditation et le chocolat ne suffisent pas.

J’adapte aussi les stratégies en fonction de l’émotion ressentie : de la colère, de la tristesse, de la frustration, de l’anxiété. Si je suis anxieuse, lire ne servira à rien, par contre « binger » les séries fonctionne plutôt bien. Si je suis en colère, les séries ne suffiront pas, il faut alors que j’aille marcher ou courir.

Il m’est souvent arrivé de me forcer à faire quelque chose car je savais que ça me ferait du bien. Par exemple, quand je vais très très mal, aller marcher ou écrire me fait beaucoup de bien. Marcher en particulier. Il arrive que je m’épuise en marchant pour pouvoir me sentir moins mal.

A chacun de trouver ce qui fonctionne pour lui ou pour elle. Les stratégies sont multiples. Apprendre à se connaître aide beaucoup pour savoir ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas pour soi. La bonne nouvelle c’est qu’au fur et à mesure de la vie et des épreuves, chacun développe son kit de survie et se renforce, apprend à gérer et à affronter ces moments difficiles qui font malheureusement partie de la vie. Courage à tous !

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Le pouvoir des mots

Petit partage ici d’une citation qui m’a fait pleurer d’émotion tant elle disait avec une justesse et une beauté infinie ce que j’ai toujours ressenti… le pouvoir des mots, des mots justes.

« Si la précision est désirable, c’est qu’elle joue en contre : c’est une résistance. Car c’est en précisant toujours davantage que l’on se bagarre contre la massification des imaginaires, que l’on bataille contre la standardisation du langage qui n’est pas autre chose que l’expression d’une inattention aux vies mêmes. Aussi, contre le lissage de la représentation du monde, contre son appauvrissement, la précision est, elle, ce qui fait affleurer l’infinie diversité des mondes, le multiple mais aussi le saillant, le différent, le pas tout à fait pareil, le presque même, le quasi semblable, le ressemblant : elle est un nuancier du réel, elle fait voir le détail du monde (…) »

Maylis de Kerangal, « Danseurs, plongeurs, descripteurs », Revue du Crieur (novembre 2020)

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Apprendre à être à l’écoute

Photo prise sur un mur parisien – artiste inconnu, mais que je remercie chaleureusement s’il se reconnaît…

J’ai lu hier un article qui disait que la prestigieuse maison d’édition Gallimard recevait beaucoup trop de manuscrits et avait demandé aux aspirants écrivains d’arrêter momentanément de leur envoyer leur prose. Les éditeurs sont apparemment submergés, les Français adorent écrire et ont profité des confinements successifs pour s’y mettre.

Or une phrase m’a beaucoup marqué, de la part d’un responsable d’une autre maison d’édition, qui disait qu’ils recevaient beaucoup de manuscrits de personnes dont on voyait (à leur écriture) qu’ils ne lisaient pas. D’ailleurs c’est prouvé par les chiffres : apparemment, les Français lisent de moins en moins (en tout cas des livres). Ils lisent de moins en moins, mais ils écrivent de plus en plus.

Il me semble que ce fait est révélateur d’un monde de plus en plus auto-centré. Plutôt que de s’ouvrir à la pensée des autres, à une perspective différente, à d’autres mots, à d’autres regards sur le monde, ils préfèrent affirmer LEUR vision du monde, être publiés et peut-être rencontrer la gloire. J’ai trouvé ça triste. C’est très bien d’écrire, mais longtemps cela relevait du prolongement d’une passion pour la lecture, d’un désir d’entrer en dialogue avec les penseurs et artistes. Aujourd’hui, il semblerait que cela dénote avant tout une envie d’exprimer (et légitimer) sa vision dans un monde de multiples opinions concurrentes.

De manière générale, très peu de gens sont vraiment à l’écoute des autres, et préfèrent mettre en avant ce qu’ils pensent – voire imposer leur point de vue – : avoir raison avant tout et le montrer. Je me souviens de très nombreuses discussions qui ressemblent étrangement à des monologues, une impossibilité de ma part de pouvoir placer un seul mot, et une incapacité de mon interlocuteur à entendre ce que j’avais à dire quand j’arrivais à prendre la parole.

C’est une qualité rare que de savoir vraiment écouter. Non pas écouter d’une oreille distraite, tout en pensant à la suite de son argumentation, non pas écouter par politesse, écouter à moitié ou écouter pour chercher à répondre. Ecouter vraiment : laisser l’autre prendre le temps de s’exprimer, chercher à comprendre ce qu’il dit, comment il le dit et pourquoi il le dit, regarder le langage non verbal qui accompagne son discours, se mettre à sa place et tenter de comprendre sa vision du monde.

C’est une qualité rare, mais qui gagne vraiment à être développée, enseignée à l’école, en entreprise, partout. D’abord, parce qu’elle permet de développer des relations plus harmonieuses, moins conflictuelles. Aussi car écouter, c’est enrichir son propre point de vue, c’est apprendre de l’autre, c’est être capable de remettre en cause ses propres croyances, savoir douter, se questionner, mais aussi s’ouvrir vraiment à l’altérité, puits infini de connaissance et d’émotion. Sans cela, on reste enfermé en soi, oubliant qu’il existe au-delà de nous, la richesse infinie de la beauté humaine.

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Une autre manière de réussir sa vie – Selon Ralph Waldo Emerson

Je pense souvent à ce qu’est la réussite, à ce que cela signifie de réussir sa vie. Et cela fait longtemps que j’essaie de m’éloigner des injonctions sociales pour trouver ma propre définition de la réussite. Peu importe que je gagne ou non beaucoup d’argent, que j’aie un poste prestigieux ou un beau titre ronflant. Le plus important est souvent ailleurs, comme le montre cette si belle citation de Ralph Waldo Emerson. Enjoy 🙂

Rire souvent et aimer sans limites ;

s’attirer le respect des gens intelligents et l’affection des enfants ;

tirer profit des critiques de bonne foi et supporter les trahisons des amis supposés ;

apprécier la beauté ;

voir chez les autres ce qu’ils ont de meilleur ;

laisser derrière soi quelque chose de bon, un enfant en bonne santé, un coin de jardin ou une société en progrès ;

savoir qu’un être au moins respire mieux parce que vous êtes passé en ce monde ;

voilà ce que j’appelle réussir sa vie.

Ralph Waldo Emerson

Texte original:

“To laugh often and love much; to win the respect of intelligent persons and the affection of children; to earn the approbation of honest citizens and endure the betrayal of false friends; to appreciate beauty; to find the best in others; to give of one’s self; to leave the world a bit better, whether by a healthy child, a garden patch or a redeemed social condition; to have played and laughed with enthusiasm and sung with exultation; to know even one life has breathed easier because you have lived—this is to have succeeded.”

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La sirène à vélo

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de la poésie du quotidien, pourtant il y en a toujours, malgré le contexte difficile et l’ambiance morose. Et je pense que c’est même un défi que nous devrions essayer de relever que de partir à la recherche, chaque jour, d’un peu de poésie dans ce monde si violent.

Il y a 3 mois environ, j’étais chez moi, et j’ai entendu une voix féminine chanter de l’opéra. J’avais l’impression que c’était la voix d’une sirène, venant du lointain. J’ai ouvert la fenêtre, et plus rien, le chant avait disparu. Il y avait bien quelques passantes, mais impossible de savoir qui avait chanté.

J’ai réentendu ce chant quelques jours plus tard, j’ai ouvert la fenêtre, et le chant a continué, mais il y avait plusieurs femmes dans la rue, impossible de savoir, de loin, de qui il s’agissait. Je l’ai entendu à nouveau plusieurs fois, sans parvenir à l’identifier. Je me suis rendu compte que c’était toujours à la même heure, vers 18h, elle devait sûrement rentrer chez elle.

Puis un jour, au moment où elle a chanté, j’étais en bas, dans la rue, et j’ai pu la voir ! C’était une femme assez jeune, aux cheveux longs, qui était sur un vélo. Et donc elle passait par là en chantant, très fort, de l’opéra. Les passants se retournaient, souriaient parfois, d’autres la regardaient avec étonnement.

Et puis, de manière étonnante, je me suis mise à être plus attentive, et à me rendre compte que beaucoup de gens, à vélo, chantaient dans la rue, à voix haute (voire très fort). Je ne sais pas du tout si certains ont croisé cette femme en se disant « tiens, je vais faire pareil », ou s’ils ont simplement eu l’idée de chanter, mais je crois que c’est une nouvelle tendance.

Cela fait longtemps que je fais du vélo (et que je marche dans la rue chaque jour), et je n’avais jamais vu ça. Y aurait-il un besoin nouveau de s’exprimer haut et fort ? Une volonté de laisser parler sa joie ? Une envie de communier, d’échanger par le chant ? Je n’aurai sûrement jamais la réponse, mais je trouve ça terriblement émouvant et poétique.

Dans une période particulièrement sombre, où les mauvaises nouvelles s’enchaînent, entendre toutes ces personnes chanter à vélo me redonne un peu d’espoir. Et confirme encore et toujours le pouvoir magique de l’art pour supporter et survivre aux moments les plus durs de nos existences…

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Réflexions sur la société de compétition

J’ai lu un article (1) il y a quelques jours sur Albert Dupontel qui n’est pas venu à la cérémonie des Césars la semaine dernière, alors que son film était nominé dans plusieurs catégories – et qu’il a d’ailleurs remporté un grand nombre de récompenses. Apparemment, il ne vient presque jamais à ce genre d’événement, et il donnait plusieurs raisons.

Son discours m’a beaucoup touchée, car il renvoie à une idée à laquelle je réfléchis beaucoup actuellement. Il disait notamment qu’il était très prudent par rapport à l’idée d’être « le meilleur en quelque chose », parce que c’est très subjectif et donc c’est très arbitraire. Je suis tout à fait d’accord : jeune, on pense qu’il y a une hiérarchie, une méritocratie, un « meilleur », mais en réalité c’est rarement le cas, en plus c’est rarement celui qui réussit et enfin quand c’est vraiment le cas, cela ne sert pas à grand-chose de le mettre en avant outre-mesure.

Il avançait un autre argument, qui me paraissait intéressant. « Etre artiste, c’est chercher à élever son niveau de conscience », et citait le neurobiologiste Henri Laborit, qui avait une phrase qui l’a hanté : « l’intelligence se fout de la compétition ». Et c’est vrai quand on est artiste ou scientifique, qu’on est passionné, on ne cherche pas à être le meilleur, on cherche juste à faire ce que l’on aime, du mieux que l’on peut.

Et enfin, une dernière idée clé : « être le meilleur, c’est quelque chose qui est en train de faire fondre la planète (…) toutes ces multinationales, ces produits, ces hommes qui veulent être les meilleurs… le résultat, c’est que la banquise fond (…) donc ce serait bien d’arrêter d’être le meilleur et d’être juste soi-même, d’écouter un petit peu autrui ». Il a raison. C’est cette quête sans fin, cette course à la production et à la consommation qui est en train de tuer notre planète, avec un égoïsme sans nom. Ecoutons nous les uns les autres, écoutons la planète.

Je trouve très vrai tout ce qu’il dit. Au fond, la compétition crée une forme de darwinisme de tous contre tous où nous cherchons à être meilleurs que les autres. La concurrence ne tue pas seulement notre planète mais aussi les humains, surtout quand on voit le nombre de dépressions, de suicides et de burn out, qui sont aussi en partie liés à un système mortifère de compétition. La concurrence est délétère.

Et cela s’apprend en France dès un très jeune âge. On met les élèves en concurrence – le système des classes préparatoires et des concours accentuant encore plus cet effet. Et certains en ressortent broyés. Pourquoi ne pas simplement chercher à ce que chacun progresse, sans regarder les autres, à son rythme ? Adulte, la société exige de nous d’être le meilleur professionnellement, personnellement (la meilleure mère, la meilleure épouse…) et dans tous les domaines. Mais pourquoi ? A quoi ça sert ? A part à créer de la souffrance ?

Je rêve d’un monde sans compétition, un monde de coopération, d’altruisme et de bienveillance. Cela ne veut pas dire manquer d’ambition, de projets, ou de rêves, au contraire, mais les faire sans se soucier d’être le meilleur ou d’écraser l’autre, mais chercher à SE dépasser et à le faire avec les autres (et non contre les autres) car ils peuvent tant nous apprendre et nous apporter !

(1)https://www.lci.fr/culture/cesar-2021-l-intelligence-se-fout-de-la-competition-pourquoi-albert-dupontel-n-etait-pas-aux-cesar-pour-adieu-les-cons-2180671.html

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Apprendre à devenir soi

Apprendre à devenir soi peut paraître être une affirmation tautologique et pourtant ce n’est jamais si simple, et c’est même le travail de toute une vie. Quand on est jeune, on est persuadés qu’on fait les choses parce qu’on a envie de les faire. Et puis on grandit, et peu à peu on comprend de mieux en mieux le monde autour de nous, on découvre la sociologie, et les liens d’interdépendance qui nous lient aux autres.

Devenir soi, c’est ne pas obéir à des injonctions externes mais à ses propres volontés et ses propres désirs, et parfois on a du mal à distinguer les deux. Par exemple un étudiant peut se demander s’il fait médecine pour plaire à son père ou parce qu’il a vraiment envie de soigner les gens. Une jeune femme peut se demander si elle veut vraiment des enfants ou si c’est simplement parce que la société lui dit de le faire. Et parfois, on ne sait pas vraiment.

Apprendre à devenir soi, c’est faire un travail pour apprendre à se connaître. Savoir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas dans la vie, indépendamment des autres et des injonctions sociales, qui sont souvent intériorisées. Il faut se poser la question : qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire de ma vie ? Est-ce que le métier, la famille, les projets que je me suis choisis sont vraiment les miens ? Souvent, remonter à ses rêves d’enfant permet de savoir ce que l’on veut vraiment, car les enfants ne connaissent pas encore les injonctions sociales et souvent pas encore les rêves de leurs parents non plus, ils rêvent donc en toute liberté.

Plus on se pose tôt ces questions, plus on vivra une vie alignée, en adéquation avec ses valeurs et ses désirs, et on sera plus serein. Parce qu’il est démontré que vivre une vie qui n’est pas la nôtre (celle de nos parents, celle de nos amis, ou celle imposée par la société) ou jouer un rôle pour plaire aux autres conduit à un grand mal-être, et souvent à une forte somatisation (mal de dos, problèmes digestifs etc.).

Cette difficulté à être soi est d’autant plus grande pour les femmes, qui sont socialement éduquées à répondre aux besoins des autres. Je le constate d’ailleurs autour de moi : les hommes ont tendance à suivre leurs désirs plus facilement que les femmes, qui se posent beaucoup de questions et sont plus attentives aux autres. Nombreuses sont les femmes qui ne vivent que pour les autres, et qui parfois se réveillent à 50 ans en se rendant compte qu’elles ont tout sacrifié et qu’elles ne savent pas qui elles sont.

C’est difficile d’être soi. Parce qu’au-delà d’apprendre à se connaître, il faut aussi réussir à déconstruire des croyances que l’on a intériorisées depuis des années. C’est un travail constant. Il m’arrive souvent d’ailleurs que lorsque je vois ma vie en noir c’est parce que je la regarde à travers le filtre des désirs des autres ou des injonctions sociales. Quand j’observe ma vie selon mes propres critères, je la trouve plutôt chouette

Apprendre à devenir soi, c’est petit à petit apprendre à s’écouter, à se questionner sur le sens que l’on veut donner à sa vie, à devenir indépendant du regard des autres et de la pression sociale, c’est construire son propre chemin, ce qui demande beaucoup plus de travail que de suivre une voie toute tracée. Mais c’est extrêmement gratifiant, on se sent plus aligné, heureux, serein, bien dans sa vie et dans sa tête, et on vit pleinement et plus intensément. Alors, on y va?

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La confiance des femmes : le projet!

Bon, vous allez me dire que je suis obsédée par la question de la confiance en soi, mais c’est un sujet tellement important, surtout pour les femmes ! Je pense sincèrement que c’est l’une des pièces manquantes pour renforcer la place des femmes dans la société. Et moi qui accompagne des femmes dans le cadre de mon activité de coaching, je me rends compte à quel point c’est un élément déterminant. Parce que quelles que soient vos qualités, vos rêves et votre motivation, si vous ne croyez pas en vous, tout devient compliqué.

Aujourd’hui, je vais vous présenter un nouveau projet, qui m’a beaucoup enthousiasmée quand je l’ai découvert sur Linkedin cette semaine. Les réseaux Linkedin ressemblent à la personne que vous êtes. Or le mien ressemble à un énorme monde de bisounours, où les gens veulent sauver le monde et ont plein d’idées originales et géniales pour le faire, ce qui comble tout à fait mon tempérament idéaliste.

J’ai donc découvert ce projet, qui s’appelle « women’s confidence ». En ce jour de la Journée Internationale de la femme (le 8 mars), c’est vraiment un cadeau!
Voici le lien pour le découvrir : https://womensconfidence.report/
Il s’agit de la plus grande enquête jamais réalisée sur la confiance en soi des femmes, mise en œuvre par la société de conseil Eranos et l’entreprise IT Cosmetics. Ils ont examiné la manière dont diverses disciplines (sociologie, psychologie, philosophie etc.) appréhendaient le sujet et ont interrogé de nombreuses femmes et des multiples experts pour mieux comprendre cet objet.

A partir de là, ils ont identifié 14 sources principales de confiance en soi, de la spiritualité à l’intuition, en passant par la résilience, la transgression ou les systèmes de soutien. Le rapport étudie également les différences par pays, puisque le poids des traditions, de la place des mouvements féministes ou le contexte politique sont des facteurs – parmi d’autres – qui peuvent avoir une influence.

Je trouve l’initiative absolument géniale, et même si j’ai déjà quelques questionnements et nuances à apporter – notamment le fait que la confiance en soi ne viendrait que de l’extérieur, je pense vraiment qu’elle peut aussi venir de l’intérieur -, je le soutiens vivement et j’espère qu’il connaîtra le succès qu’il mérite et ne sera que la première pierre d’un projet plus vaste visant à renforcer et encourager la confiance en soi des femmes !

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