La rentrée

Chaque rentrée, après un long mois de vacances au soleil, je prends de bonnes résolutions, je suis pleine d’énergie et j’ai hâte de me mettre à mes projets. Pourtant, très vite, la fatigue arrive, la motivation baisse et le mois de septembre est fait de hauts et de bas. Après, ça va généralement mieux, mais la rentrée est toujours un moment difficile, même quand je prends toutes les précautions pour rentrer en douceur.

La grande question que je me pose, c’est : pourquoi ? Je suis reposée et j’ai hâte de reprendre, je rentre en avance pour me préparer, je reprends le rythme que j’ai laissé en juillet, que se passe-t-il ? Parfois, je me demande juste si la vie parisienne ne me fatigue pas plus que prévu. Je pense aussi que le travail intellectuel est pour moi beaucoup plus épuisant que les efforts physiques (tout relatifs) que je peux faire en vacances (ou non).

Je n’ai pas encore de solution, mais j’ai l’impression que c’est un problème largement partagé. Quand j’en parle autour de moi, tout le monde a cette impression, fatigue, débordé, trop de choses, tête qui explose, migraine. Après, les choses passent et on s’y fait, mais cette explosion de rentrée nous plonge dans un état difficile à gérer alors que l’on sort souvent d’une période estivale enchantée (pas pour tous, je sais…).

La seule différence cette année – et je n’en suis pas peu fière – c’est que j’ai décidé d’arrêter de lutter. Je suis arrivée en me disant « de toute façon, dans 10 jours je serai crevée », et je le vis beaucoup mieux. Pas d’attentes, pas d’espoirs, et le résultat est là : je suis fatiguée, mais beaucoup plus distante par rapport à cet état de fait.

C’est ma petite victoire personnelle, et une leçon que je retiens : parfois il faut lâcher prise. La vie s’écoule ainsi, et il faut l’accepter. Essayer de lutter contre la fatigue de la rentrée ne sert à rien. Elle arrivera malgré tout. Pas de solution. Et ce n’est pas si grave. Je pense à toutes les personnes qui ont des problèmes bien plus graves et je me dis que j’ai une chance inouïe d’être là où je suis. Et vous, ça se passe comment la rentrée ?

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La conquête de Nina – Le pouvoir des mots

Je parle souvent ici d’initiatives que j’apprécie et que je soutiens. Je souhaite parler aujourd’hui d’un projet qui me tient tout particulièrement à cœur, car porté par une amie qui m’est très chère. Cette amie vient de publier un livre, La conquête de Nina, qui est une petite merveille d’écriture.

J’ai eu le plaisir – l’honneur – d’en rédiger la préface. Et j’en profite pour ajouter quelques mots aujourd’hui. C’est un livre d’une poésie infinie, sous forme de parabole, sur le pouvoir des mots, ceux que l’on retient, ceux que l’on aime, ceux que l’on oublie. Il fait partie de ces textes qui nous font voyager, rêver, et en même temps voir le monde autrement. Mon amie a un souhait admirable, celui de participer, à travers des textes, à améliorer le monde qui nous entoure.

Nous en avons tant parlé, nous avons rêvé, et c’est pourquoi je suis si heureuse de voir aujourd’hui ce projet abouti. Si vous avez envie de lire un livre poétique cet été, de voyager, de rêver, de vous évader, de penser au rôle des mots dans notre rapport au monde et aux autres, si vous avez envie de lire un texte différent et captivant : lisez La conquête de Nina. Je serais ravie d’avoir vos retours sur ce très beau livre.

Pour plus d’infos: http://www.semeurdemots.fr

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Lunettes roses, lunettes noires, lunettes arc-en-ciel ?

Il y a quelques années, l’un de mes collègues s’est pris un torrent de difficultés : un divorce, son père qui décède, puis sa mère, une dépression. Je me souviens m’être dit alors qu’on avait l’impression que le sort s’acharnait contre lui. Parfois, c’est l’inverse, on voit une personne de notre entourage obtenir une promotion, se marier, avoir des enfants, recevoir une distinction – bref, le bonheur en masse.

On sait tous que la vie est faite de moments merveilleux et de moments difficiles, mais quelle est la proportion de chacun ? Y a-t-il des vies plus difficiles que d’autres ? C’est une question que je me suis posée la semaine dernière avec l’un de mes amis. Je dirais qu’objectivement, il y a quand même des vies plus difficiles que d’autres, et la sociologie le prouve, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire.

La vie est imprévisible, on ne sait jamais ce qui va arriver. On a tous très peur des difficultés qui peuvent advenir, mais on ne peut pas vivre dans la peur. La seule chose que l’on peut faire c’est profiter des bons moments et apprendre à gérer les moins bons. Mais parfois, un petit coup de pouce peut nous aider : changer de perspective.

Je me souviens d’une camarade de classe qui avait une très belle vie objectivement, mais qui passait sa vie à tout critiquer et à se plaindre. Rien n’était jamais assez bon, assez beau, assez « tout » pour elle. Et je me disais souvent que sa vie devait être bien compliquée. Parce qu’elle avait chaussé les lunettes noires. Quels que soient les événements qui lui arrivaient (bons ou mauvais), elle allait le voir négativement.

Au contraire, je me souviens d’une collègue qui avait toujours le sourire, elle était toujours heureuse, souriante, rayonnante. Le jour où l’on a commencé à parler de choses plus intimes, j’ai vu qu’elle cachait en fait un profond mal-être, et je me suis dit que c’était dommage de donner une image aussi décalée de soi parce qu’elle empêchait une véritable connexion.

Ni les lunettes noires ni les lunettes roses ne conviennent. Je prône pour une troisième voie : les lunettes arc-en-ciel, qui sont une lucidité teintée d’optimisme. L’arc-en-ciel est merveilleux, mais il est réel : le phénomène existe, mais il est furtif, éphémère et il faut être attentif pour le voir. C’est pareil pour la vie. Ne pas se mettre des œillères face aux difficultés, les regarder en face, les analyser, mais ne pas les laisser devenir notre seule identité.

Parvenir à les dépasser, à les voir comme de véritables apprentissages et leçons de vie, les sublimer. Accepter ce qui vient, tout en essayant de s’en sortir au mieux, avec le regard à la fois le plus lucide et optimiste possible, chercher la beauté minuscule dans l’obscurité, la petite marguerite dans un ciel de tempête : voilà une belle manière d’être au monde J Alors, prêts pour des lunettes arc-en-ciel ?

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Apprendre à gérer la fatigue

C’est l’une de mes plus grosses difficultés de manière générale, la fatigue. Longtemps, j’ai cru que j’étais la seule personne fatiguée, mais la pandémie a révélé à quel point ce fléau est amplement partagé. Très présent chez les femmes d’ailleurs, qui font plusieurs choses à la fois, ont la charge mentale, et une forme d’empathie et de sensibilité qui peut épuiser.

Si je n’ai pas toujours été fatiguée, j’ai toujours été plus fatiguée que les autres. Je me souviens que déjà adolescente j’avais besoin de dormir beaucoup. Que le fait de faire des courtes nuits me mettait dans un état horrible, que j’avais du mal à supporter. J’admire les gens qui arrivent à dormir peu et se sentent bien malgré tout. Ce n’est pas mon cas, alors je me suis imposée une discipline de sommeil que j’essaie de suivre.

Mais la chaleur et les bruits festifs revenus, dormir est devenu aujourd’hui assez difficile. Je passe alors une partie de la journée un peu à l’ouest à me demander comment me sentir mieux. Le sport aide, la bonne alimentation aussi, boire beaucoup d’eau. Mais ce qui a été révélateur ces dernières semaine, c’est le fait de prendre conscience de mon rapport à la fatigue.

Je pense qu’elle me fait peur, et que j’essaie à tout prix de lutter contre elle. L’idée s’est tellement ancrée dans mon esprit que j’étais quelqu’un de facilement fatiguée, que j’essaie de tout faire pour l’éviter. Mais là je suis fatiguée que j’ai fini par l’accepter. C’est ok d’être fatigué, de ne pas se sentir au top. La forme reviendra.


Ne pas chercher à être toujours au top, accepter ces moments parfois difficiles. Ne pas s’en vouloir de ne pas être efficace. Nous vivons dans une société capitaliste si ancrée dans l’idée d’optimisation, de performance, qu’elle nous laisse rarement le luxe d’être oisif, paresseux, peu motivé ou inefficace. Pourtant, nous sommes humains, et cela fait partie de la vie de ne pas être au top.

Je terminerai par vous donner un petit conseil de lecture d’un livre par un historien dont je suis une fan absolue : Georges Vigarello, qui a écrit Histoire de la fatigue : Du Moyen-Age à nos jours, et qui aide vraiment à mettre en perspective et à comprendre la fatigue contemporaine. Elle dit aussi beaucoup de notre société, de notre rapport à nous-mêmes et aux autres. La lecture, comme moyen aussi de reprendre vie : bon repos à tous ! 🙂

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Amitiés

L’amitié est pour l’une des choses les plus merveilleuses de la vie. J’ai des amis extraordinaires, tellement exceptionnels que je remercie chaque jour d’avoir la chance de les avoir croisés sur ma route. Ils sont mon plus grand bonheur, la source de mes plus grands moments de joie et sans eux je ne serais plus rien… Un grand grand énorme merci à elles et eux, s’ils me lisent. Et je partage là quelques mots d’Albert Camus qui m’ont émue…

A tous les amis du monde…

« Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d’aujourd’hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime. A la fin, on mourrait de chagrin, littéralement. Et il faut que nous vivions, que nous trouvions les mots, l’élan, la réflexion qui fondent une joie, la joie.

Mais c’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours »

Lettre d’Albert Camus à René Char,

17 Septembre 1957

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Le courage d’être soi

Je suis une ardente défenseure de l’authenticité, de l’alignement entre sa vie et ses valeurs, de l’importance de rester soi envers et contre tout, même si l’on reste malgré tout flexible et à l’écoute de la vie et des autres. J’estime que c’est un élément important pour être heureux.

L’une de mes coachs m’avait donné l’image du roseau, que je trouvais particulièrement parlante : le roseau ne bouge pas, il change légèrement, mais surtout il est souple face à ce qui advient, que ce soit le vent, les oiseaux, la pluie. Une autre personne m’avait donné l’exemple des fleurs : les fleurs ne cherchent pas à plaire, elles sont juste là, merveilleuses et rayonnantes. Très belles métaphores, je trouve.

Pourtant, quelqu’un m’a posé cette semaine une question, qui m’a quelque peu déroutée : doit-on rester soi-même si cela nous fait souffrir ? J’ai beaucoup appris de la souffrance que l’on peut ressentir à ne pas être soi-même, mais je n’avais jamais entendu parler de la souffrance d’être soi-même.

J’y ai pensé toute la semaine, et je crois que malgré tout – peut-être que je me trompe – que le problème est ailleurs à partir du moment où il y a souffrance, que cette souffrance ne naît pas du fait d’être soi-même, et que cette causalité n’est peut-être pas la bonne.

J’ai essayé de réfléchir à certaines situations dans lesquelles le fait d’être soi-même peut faire souffrir. Par exemple, une personne homosexuelle, qui souffre d’être homosexuelle. Mais alors la souffrance ne vient pas du fait qu’elle est elle-même, mais du fait qu’elle a intériorisé certaines injonctions sociales qui la font souffrir.

De même, une personne qui souffrirait parce qu’elle rumine sans cesse les mêmes pensées – une forme de « fatigue d’être soi » – ne souffre pas d’être elle-même mais d’une forme de comportement qui lui a servi un certain temps et qui maintenant se retourne contre elle car poussé à l’extrême.

Quand je parle de l’importance d’être soi, je parle du fait de savoir qui on est (apprendre à se connaître), de l’assumer (s’accepter soi avec ses qualités et ses défauts), de l’affirmer (ne pas chercher à être quelqu’un d’autre pour plaire), et d’agir en cohérence avec son identité (ne pas faire des choses qu’on ne souhaite pas faire). C’est l’alignement.

Cela demande souvent un long travail sur soi, et ce n’est pas facile tous les jours, mais cela s’améliore, en même temps que grandit la confiance en soi, et, du petit aperçu que je peux en avoir à ma modeste mesure, c’est une grande avancée. Le bien-être physique et psychique qui en découle est énorme.

Peu à peu, « everything falls into place », comme on dit en anglais, c’est-à-dire tout coule de source, est fluide. On fait un métier qui nous intéresse, on rencontre des gens comme nous avec qui on crée de vraies connexions, on avance dans la vie avec beaucoup plus de sérénité et tout nous apparaît plus facile et léger. Alors courage, ça vaut vraiment le coup !

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Plonger dans l’inconnu…

Hier, j’ai fait l’une des choses qui me terrifiait le plus au monde. Je n’en dirai pas plus – je laisse place à votre imagination. Mais cette expérience a changé beaucoup de choses pour moi et je dois dire que la leçon que je retiens est énorme.

Il y avait cette « chose » que je ne souhaitais pas faire, à la fois parce que je voulais pas, mais aussi parce que cela me faisait terriblement peur. Seulement, je suis à un moment de ma vie où j’ai envie de prendre des risques mesurés, de sortir vraiment de ma zone de confort. Première leçon que je retiens : parfois, tout est affaire de timing, de moment où l’on en est dans sa vie.

De plus, j’ai eu le soutien d’une personne importante pour moi, qui m’a apporté conseil et perspective, ce qui m’a poussée à franchir le pas. Je lui ai dit : je pense que sans elle, je ne l’aurais pas fait. Deuxième leçon que je retiens : les gens dont on s’entoure sont clé pour se développer, et parfois on a juste besoin d’un petit coup de pouce minuscule qui va nous amener à sauter le pas.

Enfin, je pense que l’opportunité qui m’était offerte était vraiment « exceptionnelle », et je m’en voulais de passer à côté. Le genre d’opportunité qui ne se présente pas deux fois, et qui peut engendrer peut-être des remords pour un long moment.

Mais je dois l’avouer, prendre la décision de sauter le pas a été très difficile. J’ai remué le problème dans ma tête longtemps, j’ai beaucoup réfléchi, embêté un peu tout le monde, et j’ai fini par écouter mes tripes. Et même si mes raisonnements allaient souvent dans le sens « ne le fais pas », mes tripes me disaient « ce serait quand même génial de le faire ».

Donc une énorme prise de tête, qui me conduisait à imaginer le pire (le pire du pire), à être terrifiée par les conséquences. Le fait qu’il s’agissait d’une décision irréversible me paralysait littéralement. Pourtant, je l’ai fait. Une fois que j’ai décidé de le faire, les doutes n’ont pas cessé. Je n’arrêtais pas de me dire « Et si j’étais en train de faire la plus grande erreur de ma vie ? ». Mais, je n’ai pas reculé…

Le résultat : je suis vraiment heureuse d’avoir franchi le pas. Il n’y a pas eu de conséquences néfastes pour l’instant, et je ne sais pas si j’aurais le même sentiment si c’était le cas. Quoi qu’il en soit, je me rends compte que mes peurs, et mes principes, me paralysent parfois et qu’il faut que j’apprenne à prendre des risques mesurés.

C’est aussi ça, la vie, sortir de sa coquille, petit à petit, se lancer, vivre de nouvelles expériences tellement enrichissantes, découvrir le monde autrement et se laisser surprendre. Et voir que malgré nos angoisses, le monde ne s’effondre pas. C’est une belle leçon pour moi.

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Le pouvoir de l’écriture

Après le pouvoir des mots, le pouvoir de l’écriture. Maupassant est l’un de mes écrivains préférés, et j’ai trouvé récemment cette belle citation, qui reflète l’importance de l’écriture:

« C’est par l’écriture toujours qu’on pénètre le mieux les gens. La parole éblouit et trompe, parce qu’elle est mimée par le visage, parce qu’on la voit sortir des lèvres, et que les lèvres plaisent et que les yeux séduisent. Mais les mots noirs sur le papier blanc, c’est l’âme toute nue.« 
Guy de Maupassant, Notre Coeur

Ecrire encore, écrire toujours. L’écriture a toujours défini mon rapport au monde et a une importance centrale – devrais-je dire vitale ? – dans ma vie. Ecrire pour exprimer ce que l’on ne peut pas dire, pour oublier la dureté du quotidien, pour dialoguer avec ceux qui ne sont plus, pour créer un monde plus humain, pour sublimer le prosaïque, pour laisser une trace…

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Elaborer son kit de survie à la vie

Il y a des jours où ça va, et des jours où ça ne va pas. Et souvent, on ne sait pas trop pourquoi. Parfois, ce sont des événements extérieurs qui viennent perturber notre quotidien et nous font souffrir, mais parfois on se sent mal juste en se levant, sans raison apparente, et c’est encore pire.

Pour les jours où ça ne va pas, nous avons tous nos petites stratégies pour soulager notre souffrance – excès d’alcool, drogues, nourriture pour certains, rester sous la couette sans bouger à pleurer pour d’autres, « binger » des séries romantiques mielleuses, ou appeler un ami proche.


Très tôt, j’ai testé et élaboré des stratégies qui me conviennent pour gérer ces jours où ça ne va pas trop. Je les adapte en fonction de l’intensité et de la profondeur du mal-être car quand la souffrance est profonde, la méditation et le chocolat ne suffisent pas.

J’adapte aussi les stratégies en fonction de l’émotion ressentie : de la colère, de la tristesse, de la frustration, de l’anxiété. Si je suis anxieuse, lire ne servira à rien, par contre « binger » les séries fonctionne plutôt bien. Si je suis en colère, les séries ne suffiront pas, il faut alors que j’aille marcher ou courir.

Il m’est souvent arrivé de me forcer à faire quelque chose car je savais que ça me ferait du bien. Par exemple, quand je vais très très mal, aller marcher ou écrire me fait beaucoup de bien. Marcher en particulier. Il arrive que je m’épuise en marchant pour pouvoir me sentir moins mal.

A chacun de trouver ce qui fonctionne pour lui ou pour elle. Les stratégies sont multiples. Apprendre à se connaître aide beaucoup pour savoir ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas pour soi. La bonne nouvelle c’est qu’au fur et à mesure de la vie et des épreuves, chacun développe son kit de survie et se renforce, apprend à gérer et à affronter ces moments difficiles qui font malheureusement partie de la vie. Courage à tous !

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Le pouvoir des mots

Petit partage ici d’une citation qui m’a fait pleurer d’émotion tant elle disait avec une justesse et une beauté infinie ce que j’ai toujours ressenti… le pouvoir des mots, des mots justes.

« Si la précision est désirable, c’est qu’elle joue en contre : c’est une résistance. Car c’est en précisant toujours davantage que l’on se bagarre contre la massification des imaginaires, que l’on bataille contre la standardisation du langage qui n’est pas autre chose que l’expression d’une inattention aux vies mêmes. Aussi, contre le lissage de la représentation du monde, contre son appauvrissement, la précision est, elle, ce qui fait affleurer l’infinie diversité des mondes, le multiple mais aussi le saillant, le différent, le pas tout à fait pareil, le presque même, le quasi semblable, le ressemblant : elle est un nuancier du réel, elle fait voir le détail du monde (…) »

Maylis de Kerangal, « Danseurs, plongeurs, descripteurs », Revue du Crieur (novembre 2020)

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